lundi 19 juillet 2021

L'Insatiable n°4 - Couverture et sommaire

SOMMAIRE       

George Peppard
. Mais que vient-il foutre ici, celui-là ? Laissons de côté L'Agence tous risques et le sourire ultra-bright de Hannibal (malgré le cigare) et remontons à l'excellent Exécuteur (1970)), film d'espionnage de Sam Wanamaker avec un Peppard plutôt hagard qui fait escale en Grèce. Et annonçons par la même occasion que ce fut une joie extrême d'accueillir une nouvelle plume instable mais ô combien généreuse, précise, cultivée et enthousiaste pour défendre ce film, celle du bien nommé Sylvain B. Bombax qui nous a concocté une autre surprise (de choc), un bouquet final orgasmique dont on reparlera. C'est un ravissement de publier les réflexions de Sylvain, manifestement en phase avec L'Insatiable. On peut même imaginer qu'un jour il pourrait écrire un numéro à lui tout seul… Titre de l'article : "The Executioner de Sam Wanamaker (1970 ) ou l’heure étrange de Gisela Dali."
 

Jess Franco. J'avais toujours dit qu'il n'était pas question de ressasser des œuvres maintes fois dépiautées connues et rebattues. Mais quand c'est Pamela Stanford qui nous livre ses souvenirs, ça ne se refuse pas… D'autant qu'elle apporte un éclairage pas forcément très connu sur le cinéaste espagnol en plus de croquignolettes anecdotes de tournage. Titre de l'article : "Franco paranormal" et donc le troisième texte de Pamela dans L'Insatiable

Larry Cohen ? Voici de l'inédit avec un entretien avec le cinéaste, réalisé à Paris à l'occasion de la sortie de God Told me to / Meurtres sous contrôle (un chefs-d'œuvre !). Une conversation à bâtons rompus enregistrée par Alexandre Mathis qui signait alors Paul-Hervé Mathis pour la revue Écran qui n'en voulut pas. Où il est question de violence, de films de gauche (ou de droite)… L'air du temps des 70s, quoi, tout comme ce qu'il reste de cette conversation à laquelle s'était joint Madame Cohen…

Willy Rozier. Ou plutôt Willy Rozier ET Les Chiens dans la nuit (1964). Jusque là vous étiez en terrain plus ou moins connu (Franco, Peppard, Cohen), aventurons-nous en zones un peu plus vierges… Willy Rozier est surtout connu pour avoir découvert Brigitte Bardot ou la regrettée Françoise Arnoul. En 1964 il réalise un film "grec", une coproduction entièrement tournée à Athènes et alentours avec avant tout des comédiens de chez nous et quelques locaux dont Zeta Apostolou. Les Chiens dans la nuit est pour ainsi dire invisible depuis les 60s et c'est sur table de montage qu'il a fallu le voir aux Archives du films sur les conseils avisés de Christophe Bier, seule personne que je connaisse à l'avoir également vu. Pour parler de ce film, j'ai lu le roman de Thrasso Castanakis, retrouvé l'affiche de pré-production et surtout quelques 200 photographies de plateau (!). Encore de l'inédit que vous ne trouverez que dans L'Insatiable, fanzine instable. J'ai reproduit le maximum de photos possible, une trentaine (!!) et reconstitué la scène choc de la flagellation de Zeta Apostolou par Georges Lycan.



Zeta Apostolou (en couverture de L'Insatiable n°4), évoquée déjà dans Les Chiens de la nuit, fut la bombe sexuelle du début des années 60, la reine du strip-tease à l'écran et quasi la seule à n'avoir jamais froid aux doudounes. C'est évidemment elle qui fait la couverture de notre numéro et nous lui consacrons, comme il se doit un portrait aussi fouillé que possible. Non pas sa vie privée, on s'en fout, mais ce qu'elle représentait alors. Elle est aussi présente dans le dossier central, puisqu'à l'affiche d'Amok / The Rape / La Sueur sur la peau (1963) de Dinos Dimopoulos que nous abordons plus longuement à grand renfort d'iconographie internationale et rarissime.

Avant d'en arriver aux gros morceaux, précisons qu'il y aura les deux sections auxquelles vous commencez à être habitués. Les "pikilia" avec les nouvelles divergentes d'ici et avant, pleine d'informations aussi inutiles qu'essentielles à votre édification personnelle. Comme par exemple que c'est une touriste grecque qui a plus ou moins ouvert la porte de l'Amérique à un certain Lasse Braun avec un loop historique dans l'histoire de la pornographie. Et bien sûr les traditionnelles "contrefaçons" et autres bidouillages et approximation dans les affiches de films grecs à l'étranger. Avec Le Gigolo de Pirée (1966) de Karagiannis, Nefeli d'Efstratiadis qui s'invite dans la Black emanuelle grecque de Mylonakos et une comparaison des différentes affiches de Black Aphrodite de Pavlos Filippou avec Ajita Wilson !! 

Le grand dossier, "Violences sexuelle dans le cinéma grec" titre 29 pages avec pas moins de 70 photos pour couvrir autant que possibles les 60s et les 70s. Un vaste panorama pour découvrir les caractéristique de cette forme figurative qui faisait fureur à l'époque. Avec aussi quelques films majeurs sur lesquels nous nous sommes étendus plus longtemps, Amok / The Rape (1963) de Dinos Dimopoulos et l'évocation des viols collectifs comme arme de guerre ou Sans un cri (1966) de Kostas Manoussakis et la réalité des frustrations sexuelles dans les campagnes profondes. L'idiot du village, le pâtre lubrique, le satyre, la divinité païenne (Pan) mais aussi l'impuissance petite bourgeoise, le truc ou l'effet gratuit pour pimenter un film, le revers de la médaille avec les femmes qui s'y mettent, etc… Pas mal de choses (et même Angelopoulos, ce nigaud) pour essayer de comprendre ce que tous ces films, bien peu sadiens, peuvent nous dire dans le contexte grec… Un grand dossier qu'on a dû pas mal compresser, dans la lignée de celui sur les chevaux, certes moins rigolo. Mais avec tout ce matériel rare et inédit (photos de presse, d'exploitation, affiches, roman-photo, etc), il fallait s'y coller sans tabou, a priori ou postures idéologiques, n'en déplaise à l'ère du temps.

Πιο θερμή και από τον ήλιο / Extases de 5 à 7 / The Two Faces of Love / The Lady is a Whore / Totale Lust, etc. (1972) d'Omiros Efstratiadis sera la film à l'affiche du traditionnel KAVLORAMA, autrement dit la chair de L'Insatiable. Pour les nouveaux venus, le KAVLORAMA est un ciné roman-photo original constitué de tout le matériel photographique qu'on a déniché (une soixantaine dans le cas présent), dans le respect de la trame du film. Ce n'est donc pas du tout la reprise d'un roman-photo des années 70 ! En plus d'un divertissement en hommage aux ciné roman-photo de l'époque, l'idée du KAVLORAMA s'est imposée pour pouvoir présenter toutes les images promotionnelles qui pouvaient entourer la sortie d'un film et traquer les photos montrant des situations qui ne se trouvent pas dans les montages connus dudit film. Ce KAVLORAMA ne sera pas seulement très chaud, il sera aussi en couleur !

Comme d'habitude, après avoir pu vous rincer l'œil grâce au roman-photo (plus de 70 photos, pour certaines inédites), je propose de décortiquer le film Extases de 5 à 7 d'Omiros Efstratiadis. Sa sortie, ses affiches, ses différents montage, son rôle dans l'œuvre d'Efstratiadis, etc. Je ne me répète pas quand les acteurs ou techniciens sont déjà connus des lecteurs des précédents numéros (Anna Fonsou, etc.). Grâce à un extraordinaire jeu de photo retrouvé par Lucas Balbo, on peut faire quelques suppositions et hypothèses épastrouillantes qui renvoient même à L'Insatiable n°1 concernnat les scènes additionnelles. Au final, Extases de 5 à 7 serait-il un film pionnier pour ce qui est de la pornographie dans le cinéma européen non-scandinave, puisque nous sommes encore en 1972…? Les études efstratiadologiques progressent… et, accessoirement c'est un bon film…

Dixième et dernière entrée de ce sommaire. L'Insatiable sans iconographie ne serait guère possible, et elle ne tombe pas du ciel, comme ça toute crue, ni du ouèbe. Il convient de la traquer, la repérer, la dénicher et bien sûr de la payer. Car oui, la majeure partie de images de L'Insatiable sont des scans d'originaux. Alors on chine, sur les sites de ventes de photos et affiches, ou même aux puces et autres vide-grenier où ça arrive de trouver des choses, comme ce weekend, rue des fossés Saint-Bernard, une quinzaine de photos de presse de Celui qui doit mourir (1957) de Jules Dassin ou, sur la toile, le dossier de presse de Diamants sur ta chair nue (livret de 16 pages tout en couleur), ce qui va enfin permettre de traiter un jour en détail de ce film incontournable. Les trouvailles iconographiques ne préviennent jamais, mais motivent les articles. Tout ça pour dire que le dernier papier dans L'Insatiable n°4, qui en fait sera la premier, vient tout droit de la trouvaille de photos sexy de Maya Melaya qui fut, je l'ignorais alors, le premier sex symbol de l'après-guerre en Grèce, l'impératrice des nuits athénienne. Une chanteuse modeste qui se produisait dans des cabarets et qui apparut dans une quinzaine de film. Mais pour le cinéphile occidental, elle (n')apparaît (pas) dans Ombres sous la mer (1957) de Jean Negulesco puisque c'est elle qui entraîna Sophia Loren à chanter convenablement une de ses chansons en grec. L'occasion était trop belle de vous montrer ses photos et d'évoquer cette grande dame légendaire !


 




 

lundi 24 mai 2021

Sur L'Insatiable n°3

Sur L'Insatiable.  

Texte de Sylvain B. Bombax

On peut aimer la mort sans être (spécialement) morbide, disait à peu près en substance Pier Paolo Pasolini. La mort, ça aide - sans elle, on ferait de la rétention d'os (déjà que...). D'ailleurs, on meurt pas, on se noie. Les amateurs nécrophages de "vintage" et de "curiosités" le savent bien, eux qui attendent pépère, le cul vissé dans un transat de certitude, que les vagues du Temps viennent recracher à leurs pieds leur moisson habituelle de dépouilles chicos. Que voulez-vous, il y a des cadavres qui flottent mieux que d'autres... À l'opposé de ce sybaritisme douteux se situe bien entendu la démarche de Zak Spor, baroudeur obsessionnel, défricheur opiniâtre du cinéma grec d'exploitation, qui avec L'Insatiable - Fanzine instable nous propose, depuis maintenant trois numéros, de plonger dans les grandes profondeurs à la recherche d'épaves fabuleuses et de trésors engloutis, d'antiques rêves de chair oubliés par la mémoire sélective des hommes.
De cette Atlantide en lambeaux, empire défunt de vanités qu'on pourrait juger, certes, bien trop légères mais qui se révèlent, en réalité, beaucoup plus solides que nos idéaux dits modernes à l'obsolescence programmée, remontent enfin à l'air libre de stupéfiants vestiges, des fragments entiers d'une histoire vivante occultée. Car là, sous nos yeux ébahis, s'étale à longueur de pages une iconographie somptuaire issue majoritairement de la collection personnelle de l'auteur : des photos d'exploitation de séries B improbables où l'innocence cruelle des corps éclatait encore avec l'aplomb souverain de soleils juvéniles, mais aussi de nombreuses affiches scabreuses aux titres évocateurs (Gimme Sensaction, my Love Les Déchaînées du plaisir, Le Hold-up du sexe, etc.), des fotobuste aussi bariolées qu'un cul de babouin en rut et des pavés de presse racoleurs, en bref, tout le baroque putassier d'un matériel publicitaire typique des 70s qui n'hésitait pas à faire les poches du chaland en lui touchant au passage la bite - équivalent profane et ordurier des icônes myroblytes du mont Athos. Ce pourquoi, à la limite, les films dont on traite n'ont pas vraiment besoin d'exister, sinon dans l'esprit enfiévré du lecteur onaniste qui les recompose en dépit du "bon" sens à partir de leurs oripeaux glorieux. (D'où la haute teneur poétique des kavloramas, jamais moqueurs, composés par maître Spohr, équilibre subtil de mystique érotique et d'humour pince-sans-rire, au final aussi cheesy et crève-coeur qu'une chanson de Barry Manilow ou d'Eric Carmen.)
Pour le numéro 3 spécial Nikos Nikolaïdis, en revanche, nul doute permis, les films existent bel et bien. Mais à vrai dire c'est pas si grave. Parce qu'au fond, malgré le succès que certains ont pu rencontrer, ils n'ont cessé de régresser depuis dans cette frange d'amnésie confortable qui borde les pourtours de l'Histoire du cinéma. (Moi-même je n'en ai vu aucun.) Comment s'étonner dès lors que le "petit bouquin" de l'ami Zak prenne des allures d'enquête pyrotechnique à la Mr Arkadin, où les personnes sollicitées, cependant, seraient bien plus amènes et hospitalières que le panel d'aventuriers troubles que déployait avec truculence le chefs-d'œuvre noir de Welles ? Ainsi, dans une atmosphère de polar existentiel moite et ensoleillé, sommes-nous conviés à suivre l'auteur dans sa recherche éperdue de Nikolaïdis, visionnaire lyrique à la personnalité complexe. Nous voyageons donc, dans cette Grèce à jamais mythique et pourtant bien réelle qui semble ne devoir son drôle d'équilibre (lui aussi bien instable) qu'à la magie des rencontres et des rebonds. C'est alors que la force du projet L'Insatiable explose dans toute son entièreté : non pas fouiller les cercueils pour en sortir un nouveau culte poussiéreux et dépressif , mais bien plutôt traquer à travers l'ombre de la mort elle-même les derniers restes de "vie vivante" qui peuvent encore nous éclairer aujourd'hui. Travail prométhéen parfois improvisé à même une terrasse de café, où transparaît, de manière souvent poignante, une sorte de foi inébranlable, et pourtant étrangement distanciée, en l'impossible, c'est-à-dire en la faculté de pouvoir trouver enfin "l'or du Temps".
Comment oublier en effet les émouvantes interviews des proches de Nikolaïdis, de sa femme, de son frère ? De ses collaborateurs ponctuels ? Comment oublier la fièvre d'un homme guidé par le syndrome de Laura, l'amour transi des femmes mortes et des déesses ambiguës du Film Noir hollywoodien ? Propos de l'intéressé : "Je crois plus aux femmes qu'aux hommes. Les hommes dans mes films sont des personnages faibles. Ils sont manipulés par les femmes. On m'a accusé d'être misogyne. Je ne comprends pas. Je les aime et les respecte énormément. Mais les gens n'aiment pas qu'elles développent des comportements masculins. Ils leur interdisent des attitudes masculines. Mais moi je suis intéressé par les femmes-compagnes, celles qui ont des attitudes masculines sans pour autant perdre leur féminité et sans oublier que c'est elles qui vont enfanter, qu'elles vont nous aider à aller de l'avant, qu'elles nous reproduisent. Elles sont très importantes." D'aucunes, bien sûr, pourraient trouver ce piédestal un rien "tricky", encore empreint d'un certain machisme récalcitrant. Les femmes, de toute façon, sont très mal placées pour parler d'elles-mêmes. Ce qu'elles savent, en revanche, c'est faire des hommes d'exception (souvent), et les raconter (parfois). Retour à Marie-Louise Nikolaïdis, épouse du cinéaste : " Nikos avait un sens de l'humour vraiment très particulier, mais je ne suis pas sûr qu'il pensait nécessairement à quelque chose de profond quand il écrivait ces dialogues. Ça lui venait très naturellement, comme des blagues ou des bons mots. Mais chacun peut se les approprier et leur faire dire ce dont ils ont envie. Qui sait ce qu'il avait en tête ? Il n'en parlait pas."

Faire des blagues, parler, parler toujours sans vouloir dire quelque chose : rien de plus beau effectivement que cette dépense à corps perdu, que cette absence de signification qui fait, malgré tout, sens. Cela s'appelle l'instinct."


 

dimanche 21 février 2021

L’Insatiable n°3

 

L'Insatiable n°3 est paru ! 

Vous pouvez le commander ici-même…

ou l'acheter dans les boutiques parisiennes suivantes : Metaluna Store, Un regard moderne, la librairie du cinéma du Panthéon, la librairie de la Cinémathèque française, Hors-circuits, au Potemkine café. 

Si L'Insatiable n°1 est épuisé, le n°2 reste disponible. 

La couverture de L'Insatiable n°3 a été dessinée par Saralisa Pegorier, voici le lien vers son site : https://saralisapegorier.com

Nikos Nikolaïdis et Meredyth Herold sur le tournage de Singapore Sling (1990)

 

 


 

 

dimanche 14 février 2021

Le cinéma grec dans Medusa Fanzine

 L’Insatiable avant L’insatiable débarque après L’Insatiable dans la double livraison de Medusa Fanzine qui fête ses 30 ans ! Soit deux volumes au format A4 qui doivent totaliser 400 ou 500 pages, au bas mot !

 

 Les amateurs connaissent évidemment bien Medusa et c’est dans la rubrique Sirtabis du n°29 que nous avons commis un dossier de 50 pages sous la forme d’un abécédaire intitulé L’Odyssée érotique d’Omiros Efstratiadis. Évidemment c’est une première en France sur ce prolifique cinéaste impur et méprisé, et la chose est amplement illustrée de quelque chose comme 200 photos, pour certaines rares et introuvables sur le ouèbe. C’est d’ailleurs à l’occasion de cette étude qu’on a commencé à constituer une petite mais insatiable collection spécialisée dans le cinéma grec, car même les fabuleuses archives de Lucas Balbo ne permirent pas de couvrir l'intégralité de notre sujet … Ce texte fut donc écrit au tournant des années 2018/2019 pour une parution en 2019… Et forcément de l’eau a coulé sous les ponts, en ce qui nous concerne tout du moins, et il y aurait déjà bien des nuances et modifications à y apporter, ce que nous ne manquerons pas de faire dans L’Insatiable. L’Efstratiadologie étant évolutive, nous avons appris des bien choses depuis… 

 On trouvera ausi un entretien avec Pete Tombs de Mondo Macabro qui venait tout juste de sortir The Wild Pussycat de Dimis Dadiras et The Deserter de Hristos Kefalas en BluRay. J'en ai évidemment profité aussi pour poser des questions sur la restauration de ces films.

La rubrique Sirtabis du numéro 30 (avec en couverture Maria Vassiliou dans Sensuelle et perverse Maya d’Efstratiadis) est consacrée à Lovers Beyond Time, le film de science-fiction érotique de Dimitris Panayiotatos qu’on a donc rencontré à Athènes pour discuter de son œuvre, également disponible chez Mondo Macabro. L’intégralité de cet entretien trouvera une bonne place dans L’Insatiable n°4

 Et, n’oublions pas, un autre dossier de notre cru, pas des moindres, 35 pages consacrées à Claude Bernard-Aubert et à son Doppelgänger Burd Tranbaree. J’avais fait la connaissance de Claude pour lui poser des questions sur son introuvable film de guerre grec, Poliorkia ou les moutons de Praxos (1961). Il m’avait donné rendez-vous dans les bureaux de Francis Mischkind et nous avions sympathisé par la suite. C’est à sa mort, un an plus tard, que j’avais ébauché un article à chaud pour les amis cinéphiles, désolé de ne lire aucun hommage dans la presse. Cet article a été amplement remanié et est assurément mieux documenté. 
 Pour évoquer la carrière X de Claude, sous l’anagramme Burd Tranbaree, j’ai été poser des questions à Richard Allan et à Francis Mischkind, afin de dresser un tableau vivant et subjectif de cette brève période de cinéma, particulièrement chaude. 
 

Pour découvrir la suite du sommaire et bien sûr commander Medusa Fanzine, attention, c'est un hit et il ne doit pas en rester des masses, rendez vous ici, à la source (http://medusafanzine.blogspot.com), ou bien sûr chez Metaluna Store ou autres boutiques spécialisées.

L’Insatiable n°1 est désormais épuisé, reste le n°2 qu’on peut commander en envoyant un email à insatiablefanzine@gmail.com. En attendant le numéro 3 !!


 


dimanche 15 novembre 2020

L'Insatiable dans Mauvais Genres. La chronique de Christophe Bier

 "L'Insatiable renoue avec cette presse joyeusement foutraque, sa liberté de ton, son énergie contestataire, multiplie les débordements calembouresques et les pseudonymes farfelus desquels il faut écarter les biens réels Lucas Balbo, Alexandre Mathis et Pamela Standord, inoubliable succube de Jess Franco. Un escadron de prestige pour un fanzine débridé."

 Samedi 14 novembre, Christophe Bier chroniquait L'Insatiable n°2 dans l'émission Mauvais Genres sur France Culture. On peut réécouter le passage à la fin de l'émission, à 54', en cliquant ici.

Ou, mieux encore, regarder la chronique en vidéo, illustrée avec un insatiable soin en cliquant ici.

Anna Fonsou dans La Fille à deux places (1973)


Publicité instable

Pour se procurer L'Insatiable, merci d'envoyer un mail à l'adresse suivante :

insatiablefanzine@gmail.com

(Attention le n°1 est épuisé !)


mardi 10 novembre 2020

Désirs de cheval (filmographie)

En complément du dossier "Désirs de cheval" consacré aux chevaux dans l'imaginaire érotique à travers les âges et bien sûr au cinéma, voici une filmographie que n'avons pu mettre dans L'Insatiable n°2
Cette filmographie prend en compte les films cités dans le portfolio (plus de 70 occurrences), ceux que nous n'avons pu mentionner et ceux que nous avons découvert après la publication.
Nous remercions les lecteurs qui nous ont signalé des références passées hors de notre radar. 
Dans L'Insatiable n°4 (parution en sept. 2022), on trouvera un appendice chevalin de deux pages avec l'affaire des photos de Brigadier Gérard et de bien belles photos supplémentaires…
 

Cette filmographie est donc évolutive car non exhaustive. 


 

Gitanes (1932) de Jacques de Baroncelli

La Belle Marinière (1932) de Harry Lachman

Extase (1933) de Gustav Machaty 

L'Amour n'est pas en jeu (1942) de John Huston 

Offrande au bien-aimé (1944) de Veit Harlan

Le Gardian (1946) de Jean de Marguenat

Riz amer (1949) de Giuseppe De Santis

Bikini Baby (1951) de Frank Launder

Madame de Coventry (1955) d’Arthur Lubin

Paris Vice Patrol (1958) de ????? ???

 Un cheval pour deux (1961) de Jean-Marc Thibault

Wild gals of the naked West (1962) de Russ Meyer

L'Ennui et sa diversion : l'érotisme (1963) De Damiano Damiani

Pas de printemps pour Marnie (1964) d'Alfred Hitchcock

Étranges compagnons de lit (1965) de Melvin Frank

Du sang sur la terre (1965) de Vassilis Georgiadis

The Swimmer (1966) de Frank Perry

La Chatte japonaise (1967) de Yasuzo Masumura

Diary of a Swinger (1967) de John et Lem Amero

Les Vierges folichonnes (1967) de Joseph Zachar

Reflets dans un œil d’or (1967) de John Huston

Sapila kai aristokratia (1967) de Kostas Karagiannis

Medea (1968) de Pier Paolo Pasolini

L’Éperon brûlant (1968) de Lee Frost

Metzengerstein (1968) de Roger Vadim

Lady Godiva Rides (1968) de Stephen C. Apostoloff

Twisted Nerve (1968) de Roy Boulting

L’Amour à cheval (1968) de Pasquale Festa Campanile

La vedova allegra (1968) d’Antonello Falqui

Le Plus grand des Hold-up (1969) de Hy Averback

Justine (1969) de Stanley Donen

Zenabel – Faut pas jouer avec les vierges (1969) de Ruggero Deodato

Les Contes de Grimm pour grandes personnes (1969) de Rolf Thiele

La donna a una dimensione (1969) de Bruno Baratti


The Slave (1969) de Pasquale Festa Campanile

La Chevauchée érotique (1969) de Greg Corarito

Myra Breckinridge (1970) de Michael Sarne

 
Une pucelle en or (1970) d’Arthur Maria Rabenalt

Sex-Power (1970) d’Henry Chapier

Mont-Dragon (1970) de Jean Valère 

Bacchanale (1970) de John et Lem Amero 

 
Fièvre de femme (1971) d’Alexander Bo

Femme mariée cherche jeune homme seul (1971) de Juan Xiol

Les Amazones du désir (1971) d’Al Adamson

Les Gourmandines (1971) d'Erwin C. Dietrich

 
Le Decameron interdit (1972) de Carlo Infascelli

Una Cavalla tutta nuda (1972) de Franco Rossetti 

Mädchen, die nach München kommen (1972) de Walter Boos

 
1001 Danish Delights (1972) de Sven Methling


Sweet Georgia (1972) d'Edward Boles


 Slipstream – Une voix dans la nuit (1973) de David Acomba

Les Amazones font l’amour et la guerre (1973) d’Alfonso Brescia

The Mansion of Madness (1973) de Juan López Moctezuma

Les Chiennes (1973) de Michel Lemoine 

Black Mama White Mama (1973) d'Eddie Romero

Servez-vous mesdames (1973) de Georges Cachoux

Club privé (1973) de Max Pécas

Love on a Horse (1973) de Vangelis Serdaris 

 Gola profonda nera (1973) de Guido Zurli

Amore Libero (1974) de Pier Ludovico Pavoni

Règlements de femmes à OQ Corral (1974) de Jean-Marie Pallardy

Journal érotique d’un bûcheron (1974) de Jean-Marie Pallardy

Zardoz (1974) de John Boorman

Les Furies (1975) de Pim de la Parra

La Bête (1975) de Walerian Borowczyk

Bes atis yirmi bes (1975) de Nazmi Özer

Maîtresse (1975) de Barbet Schroeder


Female Chauvinsists (1976) de Jourdan Alexander

Je t'aime moi non plus (1976) de Serge Gainsbourg

Oi nonoi tis nyhtas (1977) de Giorgos Delerno

Equus (1977) de Sidney Lumet

Ilsa, la tigresse du goulag (1977) de Jean Lafleur


Train spécial pour Hitler (1977) d’Alain Payet

La bella e la bestia (1977) de Luigi Rosso

Black Emanuelle en Amérique (1977) de Joe D’Amato

Le Tycoon (1978) d’Omiros Efstratiadis 

 
 
Melody in Love (1978) de Hubert Frank

Je suis à prendre (1978) de Francis Leroi

La Fièvre dans la peau (1978) de Claude Pierson

La Fille (1978) d'Alberto Lattuada


The Coming of Sin (1978) de José Ramon Larraz

Dedicato al mare Egeo (1979) de Masuo Ikeda

Nouvelles rencontres (1979) de Jacques Parry

Nackt und heiß auf Mykonos (1979) de Claus Tinney

Les Monstresses (1979) de Luigi Zampa

Désirs inavouables de Joséphine (1979) de Günther Otto


Emmanuelle’s Daughter (1979) d’Ilias Mylonakos

Une Hôtesse très spéciale (1979) de Reine Pirau


Sweet Savage (1979) d’Ann Perry

Mulher, Mulher (1979) de Jean Garret

Jeux intimes à domicile (1979) d’Alain Nauroy

 
 
 Giselle (1980) de Victor di Mello

La bestia nella spazio (1980) d’Alfonso Brescia - Marina Lotar et Sirpa Lane

Love, Lust & Ecstasy (1981) d’Ilias Mylonakos

Caligula et Messaline (1981) de Bruno Mattei

Les Nymphes insatiables (1981) de John Doo

En busca del polvo perdido (1982) d'Enrique Guevara

La zia svedese (1981) de Mario Siciliano

Les Culottes de Charlottes (1982) de Jean-Luc Brunet

Cecilia (1983) de Jess Franco


La France interdite (1984) de Gilles Delannoy

Sueca bisexual necesita semental (1982) de Richard Reguant

Bolero (1984) de John Derek

Éducation anglaise (1984) de Jean-Claude Roy

Marina e la sua bestia (1984) de Renato Polselli et Arduino Sacco

Marina e la sua bestia 2 (1985) de Arduino Sacco

A menina et o cavalo (1985) de Conrado Sanchez

La Perverse châtelaine dans l’écurie du sexe (1985) de Pierre B. Reinhardt

La calda pelle della bestia (1987) de Michel Baudricourt

Sahara Heat (1987) d’Aldo Lado

Horse, Woman, Dog (1990) d’Hisayasu Satô

Lady of the Stable (1991) d’Hisayasu Satô

Une Place à prendre (1991) de Bryan Gordon

Sex and Zen (1991) de Michael Mak

Les Épices de la passion (1992) d’Alfonso Arau

Preaching to the Perverted (1997) de Stuart Urban

À la recherche du paradis perdu (1998) de Robert Salis

La Secrétaire (2002) de Steven Shainberg

Horsehead (2014) de Romain Basset

Boro in the Box (2011) de Bertrand Mandico

Les Garçons sauvages (2017) de Bertrand Mandico

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Bodil Joensen - en sommerdag juli 1970 (20') de Shikinji Tajiri
 

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Erika Blanc dans Les Balcons de Jean Genêt au Piccolo Teatro
 

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PSYCHOPATHIA SEXUALIS - LENNY BRUCE

Psychopathia Sexualis
I'm in love with a horse that comes from Dallas
Poor neurotica me!

When my family found out they raised the roof
'Cause I bought a ring to fit her hoof
Poor brain, the size of a pea

She looked so nice against the rail
With her pretty long legs and her pony tail
I guess against convention I'll never win
I'll probably end up in the loony bin
But in my heart I'll always be free

The head shrinker said my societal concept had been
Warped by an Oedipus Rex
Which caused me to hate the opposite sex
But what he doesn't know is that my second wife
Was a ten pound goose named Dex

I'm paranoid and subliminated
In love with a horse that ain't been spaded
Traumatic scene please let me be

I been hypnotized, tranquilized, analyzed, rationalized
Taken every pill from Seconal to Dexamyl
Sitting with my wife necking in the dark
And knowing her ex-lovers are running at Hollywood Park
Can be a bug I will admit
But it's all made up when i see her running around the house
In a negligee, brace and bit

Like most young couples we had our fights
Deciding what's fair about her rights
We finally got adjusted and I was boss
When I woke one mornig and on the lawn I found a firey cross

The Ku Klux Klan said we had to get out that day
"Move everything! Lock, stock, horse and carriage!"
The Klan wouldn't stand for no mixed marriage

So I'm feeling blue
Ain't got a penny in my pocket
We're gonna volunteer for a satellite rocket
So me and her can sit and spoon
And visit my first wife
Who jumped over the moon
 


L'Insatiable dans Les 400 culs puis au Fanzinarium

Pour la sortie de L'Insatiable n°6, une rencontre est organisée jeudi 21 mars de 18h30 à 20h30 au Fanzinarium , 48 rue de Vignoles dans...